[Critique] The innocents saison 1

Bonjour à tous,

En cette fin d’été, Netflix a particulièrement misé sur la série Anglo-norvégienne The Innocents réalisé par Simon Duric et Hania Helkington. En effet, si vous allez régulièrement sur la plateforme ou même sur Youtube, vous avez probablement vu les bandes annonces. Pour ma part je suis tombée dessus peu avant sa sortie et je dois avouer que ça m’a beaucoup intéressée, si bien que j’attendais la sortie avec impatience.

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Résumé:

Lorsque deux adolescents, Harry et June, fuient leurs familles pour être ensemble, leur fuite est entravée par une découverte extraordinaire – la capacité de June à se métamorphoser. Alors que le jeune couple lutte pour contrôler cet étrange et nouveau pouvoir, un mystérieux professeur révèle que June n’est pas seule : de nombreuses personnes sont capables de se transformer comme elle, et il lui promet de la guérir et de la réunir avec sa mère qui a déserté depuis 3 ans. Mais alors que leur aventure devient de plus en plus dangereuse, l’amour que les deux adolescents se portent est mis à rude épreuve et ils se retrouvent confrontés à un choix : maintenir leur rêve innocent vivant ou accepter que leur vie change et ainsi tout risquer.

Mon avis:

Tout d’abord, cette série de 8 épisodes d’1h mêle avec brio une part de fantastique, de romance, et d’action tout en traitant la question de l’identité chez l’adolescent. Bien que la romance ne m’ait pas vraiment plu, plus par manque d’intérêt pour ce genre d’histoires que par la réalisation, j’ai trouvé l’histoire de June et Harry assez émouvante.

Si j’ai voulu regarder cette série, c’est bien pour son côté fantastique qui m’a beaucoup fait pensé au long métrage Les dissociés de l’excellent Raphaël Descraques disponible sur Youtube dans lequel ils ont exploité cette idée de personnes capable de prendre l’apparence d’autres personnes. Là où Descraques utilisait des notes d’humour pour alléger le côté dramatique de l’intrigue, les réalisateurs de The Innocents ont choisi au contraire d’appuyer sur le côté dramatique. Ayant adoré Les dissociés (que je vous conseille 1000 fois), j’ai trouvé très intéressant de pouvoir découvrir cette série sur le même thème et de comparer le traitement de celui-ci.

Les réalisateurs ont réussi avec brio leur pari tant le sujet est bien traité et bien réalisé. On découvre peu à peu la jeune June qui souhaite fuir sa vie pour vivre avec son petit ami mais qui découvre aussi peu à peu son identité. Le changement de corps est très symbolique chez elle, ou en tout cas chez l’adolescent en général, puisque c’est la période où on se cherche, où on essaie de trouver qui on veut être. La quête d’identité chez les différents métamorphes est également sujet de discordes mais aussi sources de dangers. Les nombreuses scènes d’actions mènent donc souvent à des scènes très émouvantes, parfois de retrouvailles, parfois de disputes ou lors de prises de décisions difficiles des personnages. J’ai notamment été très touchée par l’histoire de la jeune Freya que je préfère ne pas vous spoiler.

J’ai été agréablement surprise par la très bonne qualité du jeu d’acteur, notamment en ce qui concerne les métamorphes, mais aussi par les effets spéciaux lors de ces changements de corps qui sont vraiment bien réalisés et très réalistes. Ces derniers créent beaucoup de questions chez le spectateur qui trouve la plupart de ses réponses à la fin de la saison. Celle-ci se termine cependant par un très bon retournement de situation qui promet du très bon pour la saison 2.

Toute cette belle mise en scène et ce très bon jeu d’acteur et mis en valeur par une bonne direction de la photographie, bien qu’elle ne soit pas particulièrement originale. On est également transportés par les musiques aussi belles qu’émouvantes et les paysages anglais et norvégiens à la fois poétiques et sombres.

En bref:

On est pas loin du coup de coeur pour cette série très bien réalisée aux acteurs très prometteurs mais surtout au thème captivant. Je ne peux que conseiller cette série, notamment pour ses effets spéciaux et le traitement de la question de l’identité et des choix. Je conseille aussi grandement Les dissociés pour ceux qui ne l’ont pas vus, d’autant plus qu’il est disponible sur Youtube et qu’il est la preuve qu’on peut faire de grandes choses sans avoir un budget énorme.

2 réflexions sur “[Critique] The innocents saison 1

  1. Frédéric Malonda dit :

    Une série que j’ai débuté avec un grand plaisir. Je suis déjà à l’épisode 3 et c’est sacrément prenant. Tu en parles très bien. Hâte de connaître le pourquoi de ces transformations.. je trouve l’idée géniale. Comme quoi avec peu de moyen on peut faire de belles choses. Excellente soirée à toi 🙂

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